samedi 25 avril 2015

Ile de Tioman et Malacca - Malaisie

(Du mardi 14 au mercredi 22 avril)
      Notre première journée en Malaisie fut quelque peu rude puisque nous avons enchaîné le métro tokyoïte, 7 heures d'avion pour arriver à Kuala Lumpur, avec les attentes qui s'imposent avant et après, un bus de nuit pour ralier Mersing, sur la côte est malaisienne, 2 heures d'attente entre 4 et 6 heures du matin, un bateau pour 2 heures de traversée pour atteindre l'île de Tioman et enfin 10mn de "water-taxi" pour accoster sur la plage de notre hôtel à 8h30 du matin. Ouf !


      A partir de là, que du bonheur : retrouvaille des copains vendéens, Claude, Christine et leur tribu, venus nous retrouver pour passer quelques jours ensemble, baignade, snorkeling (tuba et masque), farniente, balade dans la jungle, dégustation (vorace) de Haribo venus en direct de France (merci Christine !!).... Nous avons passé de super moments, les enfants ont passé leur temps à jouer sur la plage et dans l'eau, l'hôtel ressemblait un peu à celui de Robinson Crusoé (d'ailleurs, Tioman, jugée plus belle île du monde dans les années 70, pourrait s'appeler île de Crusoé avec ses plages, sa jungle, ses pitons rocheux, ...), avec ses rochers dans les chambres, ses cabanes dans les arbres,... Nous avons admiré des coraux magnifiques, des milliers de poissons, pendant que les requins pointes noires venaient voir ce que nous faisions, et même une tortue. Sur terre, nous avons croisé différents types de singe, des varans, des grosses araignées, et entendu le cri strident de lézards (à priori, car nous avons eu du mal à distinguer ce qui faisait autant de bruit dans la dense végétation...). Tioman "ressemble vraiment à l'idée qu'on se fait d'une île paradisiaque", selon Christine qui nous l'a répété 3-4 fois par jour ! Le hasard a fait également que plusieurs français soient en même temps que nous sur place, ce qui a permis aux petits et aux grands de partager ces bons moments.




     Le samedi, retour vers KL et pas de visite particulière vue la durée du trajet retour ; nous apercevons juste les tours Petronas, qui sont magnifiquement éclairées parmi les buildings de KL. Nous "squattons" le superbe appartement moderne d'un copain d'école d'ingé, lui-même en vacances à ce moment-là.

      Dimanche, nos chemins se séparent : Claude et cie partent vers Bangkok, retrouver quelques repères pris il y a 13 ans lors de leur année et demie passée dans la capitale thaïlandaise, et de notre côté, nous prenons le bus pour rallier Malacca (Maleka), sur la côte ouest de la Malaisie.
      Pour nos 2 jours sur Malacca, nous adoptons le rythme qui sied au climat malaisien : pas trop vite et pas trop de marche... En effet, les 30°C environ humides au soleil n'aident pas vraiment à parcourir en long et en large cette ancienne cité portuaire et commerciale au centre des échanges Europe-Asie, il y a 2 à 300 ans. La ville a gardé quelques quartiers aux maisons coloniales ; certaines ayant appartenu à de riches négociants sont somptueuses. Nous prenons un bain de foule dans le marché nocturne de Chinatown, nous testons le fruit mythique, le durian qui est soit-disant bien meilleur au goût que son odeur : ça reste... particulier, pour être politiquement correct. Le centre-ville historique est plutôt agréable pour vagabonder, les locaux sont plutôt sympathiques ; il existe un mélange de cultures malaise, chinoise, indienne, et historiquement portugaise, néerlandaise et anglaise, associé au développement moderne et à la société de consommation, qui donne une ambiance vraiment particulière. Nous avons eu droit à l'appel de la prière dans le bus, entre 2 chansons à la radio...




    Enfin, nous n'avons pas pu quitter Malacca, sans tester le trishaw, ce side-car local sur base de bicyclette, décoré rococo avec des personnages de dessins animés, éclairé la nuit mieux qu'une piste d'aviation et pour certains équipés d'une sono digne d'un camion-podium ! Sur les coups de midi, nous avons bien fait transpirer notre chauffeur ! 




jeudi 16 avril 2015

Bilan du Japon (Japon)

        Pour ceux qui nous ont parlé du Japon avant qu'on y arrive, il y avait unanimité sur l'intérêt de ce pays. Nous confirmons cet avis sans souci. Pendant 3 semaines, ce pays nous a dévoilé beaucoup de qualités et présenté réellement peu de points négatifs.
      Pour en finir tout de suite avec ceux-ci, nous citerons la cigarette, qui est libre dans la plupart des lieux publiques et des restaurants (la loi Evin chez nous a tout de même bien amélioré la qualité de vie !) et surtout le gaspillage en général, qui nous a semblé à un niveau assez élevé : entre autres exemples, les lumières omniprésentes dans certains quartiers et en continu un peu partout dans les zones communes des hôtels, les emballages (et les emballages d'emballage !) qui conditionnent tous les plats à emporter, et dieu sait qu'il y a des vendeurs à tous les coins de rue ou dans les gares... Là dessus se rajoutent des règles de recyclage des déchets très légères : une poubelle pour les déchets combustibles et une autre pour le reste, le plus souvent. Ce manque de maturité (selon nous) nous a un peu agacé chaque jour...

       En revanche, ce qui impressionne tous les touristes, c'est cette déférence permanente, ce respect de l'autre qui est inscrit dans les gènes japonais. C'est extrêmement agréable au quotidien : pas de bousculade dans les foules, sécurité quasi-absolue au passage piéton, sentiment de grande considération à chaque échange, sourires quasi permanents, ... Au final, on devient extrêmement confiant lorsqu'on vit sur place car on est toujours sûr que quelqu'un sera là pour nous aider en cas de problème ! C'est une grande richesse !

      Dans les autres points qui nous ont marqués, en comparaison de nos propres références, il y a en premier lieu ce mélange de traditionnel/ancien avec le moderne : on peut opposer ainsi des literies en futon sur tatamis et, dans les toilettes attenantes, des WC électroniques, chauffants, avec rinçages intégrés ; ou encore l'utilisation quasi unique de la monnaie pièces et papier, et très peu de cartes de crédit, mais en opposition des caisses enregistreuses de supérettes qui identifient pièces et billets et rendent la monnaie ou encore l'utilisation du téléphone pour entrer au tourniquet de métro ; ou encore des poteaux électriques avec des tonnes de fils et de composants d'un autre âge, en contrebas de la ligne de train sans chauffeur ; ou encore des isolations de maisons ridicules mais des clims ou des poêles à pétroles électroniques pour chauffer les chambres ; etc....

     Les tenues vestimentaires sont également étonnantes : le costume-cravate semble la norme à Tokyo pour les travailleurs dans les bureaux, les étudiants et écoliers, et les femmes portent principalement des jupes, parfois très courtes et sans collant alors que nous étions avec nos polaires et imper...

       Dans les traits de caractères nippons, nous avons identifié la discipline, par exemple sur les escalators, qui se prennent systématiquement sur une file, pour laisser passer les pressés (ils sont peu nombreux comparé à Paris) ou à l'attente des transports en communs, en files bien alignées, ou encore par la gestuelle d'automates des conducteurs de train et des agents sur les quais :  ils montrent systématiquement avec le doigt les points qu'ils contrôlent, en réel ou sur écran : inimaginable en France ! 
        Le japonais ne nous a pas parus stressé : sur le séjour, nous avons dû voir 3 personnes courir pour prendre un train ou un métro ! L'ambiance est souvent à la bonne humeur lorsqu'ils circulent en groupe. Si nous cherchons notre chemin, il y a toujours une personne qui prend le temps de nous aider. Bref, ils sont plutôt zen ! 

       Côté nourriture, tout ce que nous avons testé était excellent, peu cher (sauf le bœuf de Hida ou Kobe) et toujours bien présenté (y compris les boîtes froides achetées sur les quais de gare ou en supérette, mais au bout de 3 semaines, on a l'impression de tourner toujours sur les mêmes choix, principalement à base de pâtes ou de riz... En revanche, les 3 semaines n'ont pas suffit pour s'habituer au croissant à la saucisse vendu à côté du pain au raisin : la différence entre le sucré et le salé n'est pas vraiment la même que chez nous ! 

       Pour finir, nous avons été étonnés par le nombre d'endroits qui diffusent de la musique classique ; ou encore le nombres de références à la France : nombre de boutiques (souvent de nourriture et d'habillement, mais également des hôtels) portent un nom ou une expression française : nous ne nous attendions pas du tout à cette relation avec notre pays (et nous ne savons toujours pas pourquoi !), d'autant qu'on nous avait prévenu que notre anglais ne servirait pas beaucoup dans ce pays traditionnellement peu ouvert à la culture occidentale.

       Au final, on s'est senti très bien pendant notre séjour. Comme pour la Chine, Tom à quitté le Japon à regrets.  Il nous reste tant de chose à découvrir de ce magnifique pays, notamment les régions moins peuplées, qu'il nous faudra trouver le temps d'y revenir.



lundi 13 avril 2015

Hiroshima et Takayama (Japon)

(Du mardi 7 au lundi 13 avril)
         Le mardi, nous quittons les grands-parents, un peu difficilement pour Tom et Lise, directement dans un des trains qui nous mènent à Hiroshima, à environ 5 heures de Shikansen depuis Tokyo.

          Au programme des 2 jours sur Hiroshima, la visite du Parc du Mémorial de la paix, avec ses nombreux musées et mémoriaux consacrés à la bombe du 6 aout 1944, et la visite de Miyajima, une île à 10mn d'Hiroshima, classée "un de 3 plus beaux sites du Japon".
         Notre point d'orgue du Parc de la paix reste le Musée du Mémorial de la Paix, qui montre successivement l'explosion de la bombe, les dégâts immédiats de" Little Boy", d'abord sur la ville, puis sur les hommes, puis les conséquences des radiations, les semaines et mois qui ont suivi. Les images, les maquettes, les films, les objets, tout est fait pour mettre en évidence la puissance de la bombe et le traumatisme humain et matériel qui en a découlé. La visite se termine par un appel à la paix et à la dé-nucléarisation des armes dans le monde, avec une pétition à signer pour ceux qui le souhaite (on l'a signé, ceux qui veulent peuvent le faire sur Internet, avant remise à l'ONU). On ressent une grande émotion chez l'ensemble des visiteurs. Lise, qui n'aime pas les choses violentes, n'était pas vraiment à l'aise et Tom a semblé comprendre que le sujet était important ; s'il ne s'est pas étendu sur les questions pendant et après la visite, il nous reparlera certainement de cette visite par lui-même un jour ou l'autre... Les écoliers étaient nombreux ce jour-là à sillonner le parc, qui doit certainement prendre des allures de lieu de pèlerinage pour tout Japonais. Nous avons achevé la journée en parcourant quelques rues commerçantes de la ville, qui nous a semblé finalement très agréable à vivre, en mélangeant tragédie du passé et obligation de continuer à vivre.

Maquette à l'échelle du "petit soleil" à 500m au dessus de la ville ; la fumée du champignon atomique, non représentée monterait à 12m au dessus de la maquette !
Objets retrouvés déformés après l'explosion
      Le lendemain, nous prenons le train (20mn) puis le ferry pour aborder Miyajima. Un tori immense sur l'eau nous accueille (il est, selon notre guide, le monument le plus photographié du Japon). Nous passons rapidement la ville, assez touristique, avec son temple sur l'eau (seulement à marée haute !), pour nous engager dans l'ascension du Mont Misen (530m), avec ses sentiers de 2 heures de marche (nous avons snobé le télécabine, au grand dam des enfants !) et ses centaines de marches en pierre. Mais l'effort en valait la peine, la vue panoramique sur l'île et le continent, avec ses montagnes qui se dessinent dans la brume est vraiment unique. Dommage que le soleil jouait un peu trop à cache-cache ce jour-là... Nous avons retrouvé par hasard Hélène, une française qui nous avait réveillés à minuit dans un hôtel de Pékin, 15 jours auparavant (on l'avait transférée de chambre sans la prévenir...). Comme quoi, le Japon est tout petit ! Les enfants lui ont fait la conversation tout au long de la redescente !



Une réunion de bouddhas, dans le superbe sanctuaire qui débute notre ascension
         Vendredi, nous voilà repartis en train pour Takayama. Nous faisons en route une halte pour visiter le château d'Himeji, juste ré-ouvert après 5 ans de renovation. C'est un joyau architectural du Japon. Malheureusement, ce jour-là, il pleut à verse et le quart d'heure de marche pour arriver au château depuis la gare, suivi de l'heure d'attente sans parapluie (merci aux quelques Japonais qui nous ont hébergés sous le leur !) pour entrer dans le bâtiment, qui se visite sans chaussures (gla-gla !), nous a quelque peu gaché le plaisir de la visite, que nous avons écourtée (tant pis pour les jardins !) en nous réfugiant au chaud pour déguster d'excellentes nouilles japonaises maison. Ce château, sur 6 étages, reste extraordinaire dans sa structure en bois et son enduit typique blanc le rend encore plus majestueux au milieu de la ville. Il est réellement magnifique !


       En séchant dans le train, nous rencontrons une famille suisse, qui fait comme nous un tour du monde, avec une fille de 9 ans et un garçon de 7. Les enfants passent un bon moment à jouer ensemble, pendant que les parents échangent sur leurs expériences respectives, qui se rejoignent en de nombreux points. Nous nous donnons RDV le lendemain soir pour prolonger cet échange, pour la plus grande joie des enfants. Puis nous rejoignons notre hôtel, qui est en fait un temple, dont les à-côtés ont été aménagés en chambres : c'est unique et, une fois de plus, nous profitons d'une superbe chambre agencé traditionnellement, avec ses futons, ses tables basses, ses tatamis et ses portes en papier. Une adresse mémorable !

         Samedi, à Takayama, rythme cool, avec au programme la visite d'un village reconstitué à partir de maisons traditionnelles de campagnes, venant de différentes localisations dans la régions. Différents métiers anciens y sont présentés (tissage, sculpture sur bois, production de fil de soie, fabrication de sandales en paille....). On y passera finalement beaucoup plus de temps que prévu, et encore, il a fallu tirer les enfants pour en partir !

Tom en pleine admiration -voire méditation- devant cet artisan !
Le soir, grosse déception pour les enfants, et en particulier pour Tom : les Suisses nous ont posé un lapin ! Après une heure d'attente dans le froid, nous nous sommes résolus à manger seuls. Tom ne s'en est pas remis de la soirée ! C'est à ce genre d'anecdotes que l'on perçoit le besoin des enfants à se raccrocher à des repères... dommage pour ce rendez-vous manqué ! 

       Le lendemain, nous errons dans le vieux quartier de Takayama, qui est composé de maisons basses traditionnelles qui peuvent avoir jusqu'à 300 ans, aujourd'hui reconverties pour la plupart en magasins, restaurants ou encore brasseries de saké. Nous passons par le Takayama Jinya, le palais du gouverneur de la province d'Hida, qui nous rappelle étrangement, dans son rôle (gestion de la province, collecte de impôts, palais de justice,...) et dans son arrangement architectural, le palais du gouverneur à Pingyao, visité il y a 3 semaines en Chine ... Nous visitons également un musée qui présente les chars richement décorés utilisés pour 2 festivals annuels (celui de printemps démarre le lendemain de notre départ), un autre sur les temples rococo de Nikko (à 3h de Tokyo), où nous n'irons pas, et un 3ème sur les marionnettes articulées, utilisées sur les chars pendant les festivals : il y en a 5 catégories, selon leurs mouvements et elles sont toutes animées par des professionnels. Nous enchaînont sur une promenade de 2h qui traverse de nombreux temples et sanctuaires, en bordure de ville, sur les flancs de montagne. Le nombre de temples au Japon ainsi que leur état de préservation est réellement remarquable. Dans la forêt, Tom repère une grosse bête qu'aucun de nous ne sait identifier (animal préhistorique ?)...

Intérieur d'une maison traditionnelle
   
Marionnettiste traditionnel à l'oeuvre...
       Nous terminons la journée en allant déguster un succulent steak de bœuf de Hida, le concurrent du bœuf de Kobe, réputé pour sa viande ultra-persillée et extrêmement tendre : nous nous sommes bien régalés !

       Lundi, sous la pluie (décidemment, nous avons été chanceux pour nos 2 jours à Takayama), dernier voyage en train pour rallier Tokyo, avant notre départ pour la Malaisie mardi matin. La pluie continue sur Tokyo nous aide à avoir moins de regrets à quitter le Pays du Soleil Levant...

jeudi 9 avril 2015

Une semaine à Tokyo (Japon)

De retour à Tokyo, à la sortie de la gare Nippori, nous consultons le plan du quartier pour trouver notre chemin (pour l'anecdote, les plans dans les rues sont orientés selon la position de la pancarte, c'est à dire la rue de droite est à droite, celle en face est en haut, etc... et donc le nord n'est quasiment jamais en haut, ce qui demande un temps d'adaptation pour faire correspondre avec une carte papier !). Comme plusieurs fois déjà, un monsieur s'approche pour nous aider... et finalement, il nous conduit jusqu'à notre hébergement, ce qui lui prendra une bonne demi-heure de son temps. En cours de route, il se fera aider dans un magasin, et là, voyant que nous cherchons notre chemin, une dame et son fils se joignent spontanément à tout le groupe pour aider, ce qui donne la photo ci-dessous :


Ce type de situation est courant au Japon pour les touristes... et presque inimaginable en France !

Pendant notre semaine dans la capitale, nous visitons chaque jour des quartiers différents et à peu près partout, nous nous régalons des cerisiers qui sont tout juste en fleurs ; ça ne semble pas durer (il neige des pétales très rapidement), nous avons donc une véritable chance !

Parmi les sites parcourus durant la semaine :
- Le parc Ueno, bondés de monde, avec ses allées de cerisiers fleuris, ses vendeurs de nourriture typiques (brochettes de viandes, de fruits, de poissons,..., galettes et flans divers,...), ses coins aménagés pour le pique-nique sous les cerisiers (très prisés), ses animations (Lise s'est fait découper le portrait en quelques secondes), son lac et, pour les filles et Tom, son zoo. Pour les autres, déambulation dans le quartier de Yanaka, avec son cimetière magnifique et ses petites rues de maisons basses anciennes, de temples à presque tous les coins de rue et de commerces de quartier. Celui-ci a été relativement épargné par les bombardements et les tremblements de terre, d'où ce charme historique.


- Le quartier de Shinjuku, plutôt administratif, avec sa double tour du Metropolitan Government Tower, où nous avons pu admirer un 360° panoramique du haut de son 45ème étage, suivi d'une immersion parmi les tokyoïtes tous en costume-cravate à la recherche de leur déjeuner.



- Le parc Yoyogi, véritable havre de paix au milieu de la ville, avec son temple dans lequel se déroulait une cérémonie de mariage en tenue traditionnelle (vous pouvez voler les dragées de la mariée, elle sera incapable de vous courir après ! ).


- Le quartier de Shibuya, une tornade de bruit, de lumière et de monde (le passage piéton le plus connu du monde, c'est là). C'est sans doute l'endroit le plus animé de Tokyo, fatiguant mais à voir absolument). Nous nous sommes immergés dans quelques magasins typiques, véritables labyrinthes emplis d'innombrables objets jusqu'au plafond.


- Le marché aux poissons de Tsukiji, qui permet de voir des quantités et des variétés de poissons délirantes, au milieu de l'agitation des livreurs et des préparateurs de poissons (certains avec des sabres d'1 mêtre de long).


- Les jardins Hama Rikyu, à côté de Tsukiji, fondés il y a 3 siècles par le shogun (général en chef) et aujourd'hui cernés par les buildings de verre. Les pelouses ne sont pas terribles (pour l'instant, les Japonais sont plus fort pour entretenir la mousse que la pelouse !), mais les arbres, les constructions (maison du thé, ponts, ...) et les étangs sont superbes. L'ensemble est très agréable et reposant.


- Le quartier de Ginza, très chic, avec ses sièges de grandes marques et ses magasins luxueux, et ses rues fermées aux vehicules. Dans ces rues, il y a compétition entre les architectes internationaux pour créer les plus beaux bâtiments. Nous avons parcouru l'immeuble Sony, qui dévoile et fait tester, sur 7 étages, toutes ses nouveautés électroniques. Nous avons également sillonné un magasin de jouets, une vraie caverne d'Ali Baba pour les enfants, qui ont pu tester un circuit de voitures électriques de 10m de long (Tom veut le même à la maison...! ) et se faire charmer par un prestidigitateur talentueux.


- L'île artificielle d'Odaiba, dédiée aux loisirs, aux nouvelles technologies et aux magasins. Nous avons passé une journée au Miraikan, ce musée de la science et des technologies d'avant garde : beaucoup de domaines sont présentés (de l'espace au centre de la terre, en passant par la médecine, les robots et Internet) souvent assez complexes à expliquer. Du coup, on ressort avec un avis un peu mitigé, frustré de ne pas avoir tout vu et compris et en même temps emballés par ces domaines peu couramment explicités. Néanmoins, âgé de 15 ans, le musée commence à accuser son âge, concernant les nouvelles technologies. Les enfants ont adorés la démonstration d'Asimo, le robot conçu par Honda, très agile dans ses déplacements, ainsi que l'atelier d'explication des messages en code binaire (avec des billes qui circulent pour simuler les 0 et les 1).


- Sur Odaiba, nous sommes allés au Méga Web, l'immense salon de voitures de Toyota, avec son musée historique, son expositions des technologies du futur (connections entre maison, véhicules et téléphones, ses produits urbains électriques (une sorte de Segway et un Tweezy nippon,...), ses simulateurs de conduite,.... 


Au fait, Toyota a sorti fin 2014 la Mirai, sa berline à hydrogène grand public, vendue environ 7 millions de yens, soit un peu plus de 50000€, le prix d'une berline luxueuse... Où en sont nos constructeurs nationaux en France, dans ce domaine...?

- La rivière Sumida, que nous avons descendue dans un bateau-mouche futuriste (le look, pas le moteur diesel !), avant de rejoindre l'île d'Odaiba en empruntant le Rainbow Bridge à pied, ce pont à haubants de plus d'1km  de long : ça nous a rappelé le Golden Gate de San Francisco.



Bref, nous avons fait beaucoup en une semaine, et on doit pouvoir continuer pendant des semaines à découvrir et profiter de cette immense ville qui reste étonnamment à taille humaine. Nous avons vraiment apprécié (les parents aussi) ces longues balades, facilitées par le réseau de trains et de métro, repoussant au premier abord mais finalement terriblement efficace ! Et c'était vraiment la semaine idéale pour les cerisiers : à notre départ, les feuilles ont déjà commencé à apparaître, modifiant l'apparence des arbres...


mercredi 1 avril 2015

Kyoto et les environs - Japon

(Du dimanche 22 au mardi 31 mars)
        A notre arrivée à l'aéroport de Narita, nous rallions le centre de Tokyo en train. Pendant 1 heure, nous traversons une campagne montrant des petites parcelles cultivées, en bas de collines, autour de maisons d'habitation "classiques", puis nous entrons dans Tokyo, qui découvre une partie urbaine assez basse, comparée aux innombrables buildings de Pékin.
     A l'arrivée du train, nous avons 20mn à pied dans 2 rues principales, sans trop de voitures mais avec beaucoup de piétons et de vélos qui sillonnent entre nous. Les chauffeurs de taxi portent tous la cravate et la casquette et les pousse-pousse existent encore ! Nous sommes dans le quartier de Asakusa, réputé "conservateur", avec beaucoup de restaurants qui mettent en devanture les plats, en version plastique, qu'ils réalisent.
     Notre auberge de jeunesse est à 1 pâté de maison de Hanayashiki, le plus vieux parc d'attractions de Tokyo, ainsi que du temple Senso-ji, que nous parcourons le soir, en dégustant des brochettes, des sortes de quiches et des gâteaux à la pâte de haricot rouge (encore !), au milieu de nombreux touristes et visiteurs japonais venus prier.


        Le lendemain, comme nous n'avons rien potassé du guide que nos parents nous ramènent le lendemain, nous décidons de la jouer facile en emmenant les enfants dans le parc d'attractions : nous y passons l'après-midi pour la joie de toute la famille. C'est vraiment étonnant de voir les ados japonais s'amuser comme des enfants ! Dans l'habillement, les rires, les attitudes, ils ont l'air de prolonger longtemps leur période d'enfance ! 


       Mardi, grande journée pour Tom et Lise car ils vont accueillir les grands-parents à Narita à midi ; ils attendaient ce moment depuis de nombreux jours et les retrouvailles ont été un vrai moment de bonheur ! 
      De retour en centre-ville, mais dans le quartier de Akihabara, nous découvrons notre logement à la mode japonaise : retrait des chaussures à l'entrée du logement, tatamis dans la chambre, futons à installer (au final, plutôt simples et très confortables), toilettes ultra-modernes (chauffantes, nettoyantes, ...), portes en papier... nous complétons cette plongée japanisante par un plateau de sushis, dans un restaurant très sympa, avec le serveur qui nous chambre chaque fois qu'il en a l'occasion (n'est-ce pas Tom ? ).

La balade jusqu'au restaurant nous fait découvrir un quartier très différent du précédent, avec des bâtiments modernes et de nombreux magasins d'articles liés aux mangas et à l'électronique, le tout dans un vrai froid de canard...


      Mercredi, après une étude poussée du fonctionnement des trains et du métro, nous prenons un shikansen (train rapide) pour Kyoto, pour 3 heures de trajet environ. Tout blanc, silencieux (comparé à notre TGV), épuré, il ressemble étrangement au TGV chinois et n'a rien à envier au train rapide français !


       A Kyoto, après une bonne heure et demie pour rentrer dans notre logement situé a 500m de la gare (il y avait un petit jeu de piste pour trouver les clés dans une boîte aux lettres, mais nous n'avions pas téléchargé les bons documents explicatifs !), nous montons en haut de la Kyoto Tower, une tour panoramique pour profiter du coucher de soleil sur la ville et contempler les lignes de shikansen qui passent entre les temples anciens, avant de franchir les montagnes qui ceinturent la ville.


       Le lendemain, nous commençons par tous louer un vélo et nous partons pour une boucle d'une vingtaine de km à travers Kyoto, en roulant sur les trottoirs. La ville est vraiment très agréable sous le soleil et le ciel bleu. Notre première étape est Kinkaku-ji, le temple d'or. Il est réellement recouvert d'or et repose sereinement devant un étang magnifique, aux petits îlots, aux arbres taillés et tortueux : malgré la foule, tout semble tranquille dans cet environnement.


      Avant d'enchaîner avec le second temple, nous faisons une halte dans un restaurant de pâtes, à priori rapide. En fait, il faut choisir son plat sur un écran à l'entrée (tout en japonais, heureusement qu'il y a les photos ! ), mettre des sous dans la machine et récupérer un ticket, que l'on donne au comptoir ; 15 secondes plus tard, on reçoit son plateau avec le plat choisi et un verre de thé vert : Mc Do peut aller se rhabiller !
       Nous arrivons au temple Ryoan-ji, réputé pour son jardin zen : nous découvrons en effet le temple traditionnel japonais qui habite une cour fermée en graviers ratissés, avec 15 pierres représentant les continents de la Terre. Autour, le parc est constitué d'un étang et d'un jardin aux arbres taillés sur un lit de mousse. Quelques femmes entretiennent cette mousse, symbole de pureté et de longévité, en retirant brin par brin l'herbe qui pourrait apparaître : un vrai jeu de patience et en même temps l'illustration du détail japonais...
       Nous finissons notre périple par le temple Tenryu-ji, qui abrite également un jardin zen, un peu moins intimiste, et qui se trouve en bordure d'une forêt de bambous, très relaxante également.
        Après avoir rendu les vélos (avec des origamis en cadeau pour Tom et Lise), nous allons choisir le gâteau d'anniversaire de Lise, car c'est aujourd'hui qu'elle a 8 ans ! Parmi une multitude de gâteaux tous plus appétissants les uns que les autres, elle choisi le plus cher de la galerie commerciale, parce qu'il ressemble à celui qu'elle a vu faire à Pékin, lors d'un petit dej dans une pâtisserie ! Il était cependant excellent ! Bon anniversaire Lise !


       Vendredi, nous poursuivons notre visite des temples avec Ginkaku-ji, le Temple d'Argent (hé non, ce coup-ci, il n'est pas recouvert de feuilles d'argent ! ) : son jardin est de toute beauté ; c'est vraiment un régal de flâner dans ces jardins à l'harmonie si parfaite !


       Nous parcourons ensuite le chemin des philosophes, qui suit un canal bordés d'arbres en bourgeons... nous sommes juste quelques jours en avance sur la floraison, c'est dommage ! Nous découvrons un autre temple, Honen-ni, plus retiré et moins touristique. Il héberge une exposition des œuvres de Nobuko Willis, à la fois très simples et minutieuses, que nous vous invitons à découvrir sur internet ; elle et son mari sont charmants.
       Nous terminons nos visites par le temple Jishu-jinja shrine, en rénovation depuis de nombreux mois et bondé de monde : il a la caractéristique d'être construit assez haut, sur d'énormes pilotis. Moins charmant que les précédents...
      Nous finissons la journée en nous rendant en train à Nara, à environ 1h de train au Sud de Kyoto.

       A Nara, nous profitons d'une superbe journée ensoleillée pour passer la journée dans un parc immense, où les daims se promènent en liberté, entre les différents temples et sanctuaires. Parmi ceux visités, le temple Todai-ji reste très impressionnant (le Routard le décrit comme la plus grande structure en bois du monde), et en particulier le bouddha en bronze de 18m de haut à l'intérieur.

Le sanctuaire Kasuga-Taisha, est quant à lui, entouré de milliers de lanternes, en pierre, en bois ou en métal, et au moment où nous somme passés, nous avons pu apercevoir (ça ne semblait pas ouvert au public) un spectacle traditionnel japonais (un seul acteur sur scène, en costume traditionnel avec un masque, avec les musiciens autour et quelques religieux).


       Dimanche, la pluie nous fait renoncer à visiter (en courant) Uji, à quelques km. Du coup, train et bus pour la direction d'Hakone, ville de montagne, à environ 1h de Tokyo.
     Nous arrivons en fin d'après-midi dans notre ryokan (auberge typique japonaise), qui propose des onsens, ces bains issus de sources naturelles chaudes. La maison n'est que bois, cloisons fines, tatamis et portes en papier, avec toutefois tv écran plat, climatisation et toilettes électroniques.


Nous poursuivons notre immersion dans ce Japon traditionnel en dînant sur table basse, à genoux ou en tailleur... enfin, comme on peut ! Pour finir, trempette dans le onsen à environ 40°C...

      Lundi, soleil et grand ciel bleu pour notre boucle de visite, autour du lac Ashi, en empruntant tour à tour le bus, le funiculaire, les télécabines, le bateau imitation galion (on n'a pas bien compris le motif de cette référence à la marine européenne d'il y a quelques siècles...) : tout cela pour découvrir un peu d'activité géothermique, mise à profit pour cuire des œufs en leur donnant une couleur noire, et ces paysages de lac et moyenne montagne, avec en fond de tableau le mont Fuji, magnifique sous sa couche de neige.


       Mardi, retour vers Tokyo (déjà 7 jours que les parents sont arrivés, on n'a pas vu le temps passer !), en nous arrêtant au musée à ciel ouvert d'Hakone, qui présente des œuvres d'artistes contemporains mondiaux, principalement exposées en extérieur. On découvre également des machines en bambou aériennes qui génèrent des sons musicaux selon leur mouvement : très japonais dans l'esprit. Les petits profitent de jeux extérieurs d'artistes, pour grimper dans un filet tendu dans une tour de Kapla géante.
       Le soir, nous rejoignons la capitale et la foule des Tokyoïtes qui se croisent dans les gares. Depuis notre départ il y a une semaine, les arbres ont fleuri et promettent de belles photos dans les parcs.